Accident de la route? Se préparer.

Et si on parlait de préparation ops pour améliorer la sécurité en cas d'accident?

C’est bientôt les départs en vacances et avec eux, les longs trajets sur les divers grands axes routiers français. Que vous ailliez au camping des flots bleus ou en Espagne pour profiter du soleil, la voiture reste le moyen de locomotion privilégié des français.

Malheureusement, malgré les efforts de sensibilisation du gouvernement, la route fait encore trop de mort chaque année.

Selon les estimations provisoires de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 3 239 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en 2019.

Que pouvons nous faire pour tenter de sauver ses proches et soi-même en cas d’accident?

Qu’est ce qu’un accident de la route?

Nous avons tous été confronté, de nuit ou en pleine journée à des ralentissements conduisant à des gyrophares de sapeurs pompiers. Nous avons tous, malheureusement déjà vu un véhicule accidenté, parfois vide, parfois avec nos camarades de la Red Line à l’oeuvre en pleine désincarcération.

Un accident routier est la résultante systématique d’un choc (frontal, latéral, arrière) qui peut arriver de plusieurs façons (Soi même à cause d’un élément perturbateur, soi même à cause de l’usage de produits interdits, à cause d’éléments exterieurs…)

Quel type de traumatisme pouvons nous rencontrer lors d’un accident?

Comme nous venons de le voir précédemment, un accident est la résultante d’un choc. Ce choc va provoquer une série de réactions sur le corps humain. L’arrêt brutal du véhicule va projeter le corps en avant qui sera retenu par la ceinture. Les organes eux, vont également se déplacer et leur arrêt brutal pourra engendrer des blessures. Mais alors à quel type de blessures pouvons nous être confronté?

° La fracture: Une fracture est une cassure qui survient sur un os ou du cartilage dur, le plus souvent à la suite d’un traumatisme direct ou indirect (choc, chute, torsion.) On distingue plusieurs sortes de fractures, entre autres : Les fractures simples : l’os se brise à la suite d’un choc.

Cette dernière très douloureuse et nécessite un traitement traumatologique rapide qui consistera en général à replacer l’os et à plâtrer (pour les cas simples).

Sur le temps de l’accident, si vous êtes victime ou témoin d’une fracture la plus important c’est de bouger le membre douloureux le moins possible en attendant les pompiers. Bouger un membre cassé risquerai d’aggraver la fracture.

 

° La commotion: La commotion est un violent ébranlement physique subi par quelqu’un et consécutif à un choc. La commotion cérébrale est une blessure grave et souvent mal comprise. Dès que le cerveau bouge à l’intérieur du crâne – en raison d’un coup à la tête ou d’une secousse trop forte, comme celle causée par un coup de fouet cervical – il y a risque de commotion cérébrale. Parfois le choc entraîne la perte de conscience, parfois non.

Voici certains symptômes d’une commotion cérébrale :

Maux de tête, Perte de conscience, Confusion, Amnésie, Étourdissements, Bourdonnements d’oreilles, Problèmes d’équilibre ou de coordination, Nausée, Vomissements.

Sur le temps de l’accident, tous ces symptomes doivent être signalés au plus vite aux équipes d’urgences présentes (Pompiers ou SMUR). Ces derniers, formés à ces situations vous poserons de toutes façon la question.

° L’hémorragie: Une hémorragie est un saignement, un écoulement du sang en dehors de son circuit naturel constitué par le cœur et les vaisseaux sanguins.

On parle de saignement quand la plaie est bénigne et d’hémorragie quand cette dernière présente un caractère grave.

Un saignement alarmant, qu’il faut distinguer d’une simple plaie, se reconnaît par sa rapidité à imbiber un mouchoir (en quelques secondes) et il ne s’arrête pas spontanément.

Arrêtez le saignement : 3 techniques selon la situation:

1. Par compression directe de la plaie

  • Repoussez, si nécessaire, les vêtements afin de bien visualiser la blessure.
  • Assurez-vous qu’il n’y a pas de corps étranger, avant de comprimer la plaie avec vos doigts ou la paume de votre main. Afin d’éviter tout contact avec le sang, protégez-vous au préalable de gants à usage unique, d’un simple sac en plastique, d’une chemise…

2. Par la pose d’un pansement compressif

  • Vous êtes seul. Pour vous libérer afin d’appeler les secours, réalisez un tampon compressif.
  • Fabriquez ce tampon avec un tissu ou un mouchoir propre plié, d’une taille supérieure à la plaie.
  • Appliquez-le rapidement sur la plaie et recouvrez-le d’un lien au moins aussi large que lui et assez long pour faire deux tours.
  • Veillez à ce que la pression soit juste suffisante pour arrêter le saignement.

3. Par compression à distance du vaisseau qui saigne

  • Vous ne pouvez pas comprimer directement la plaie (fracture ouverte, plaie inaccessible, corps étranger dans la blessure), vous êtes vous-même blessé (il existe un risque de contamination de sang à sang)… Effectuez un point de compression entre la blessure et le cœur.
  • Pour une plaie au membre inférieur, comprimez avec le poing, bras tendu, au pli de l’aine.
  • Pour une plaie au membre supérieur, comprimez avec le pouce en dedans du bras, en appuyant vers l’os.
  • Pour une plaie du cou, comprimez avec le pouce à la base du cou, en appuyant vers la colonne vertébrale.

4. Par la pose d’un garrot

  • Un garrot ne doit être utilisé qu’en dernier recours, car il présente des risques importants pour la personne.
  • Le garrot doit être posé quelques cm juste au-dessus de la plaie (entre la plaie et le cœur) : au-dessus du genou pour le membre inférieur, au-dessus du poignet pour la main et au-dessus du coude pour le membre supérieur, etc.
  • On peut poser un garrot tout fait (CAT, SOF…) ou faire un garrot de fortune. Nous vous proposerons plusieurs modèles existants à la suite de cet article.

Lorsque le sang gicle ou coule de façon continue de la plaie, une pression doit être exercée directement sur celle-ci afin d’arrêter le saignement.

Généralités face à un saignement:

Lorsque le sang gicle ou coule de façon continue de la plaie, une pression doit être exercée directement sur celle-ci afin d’arrêter le saignement.

* Évitez, si possible, tout contact avec le sang de la victime : demandez-lui de comprimer elle-même sa blessure.

*Sinon, exercez une pression directement sur la plaie avec vos mains protégées (gants jetables, sac plastique ou linge). 

*Allongez la victime en position horizontale (si la personne est déjà sortie d’elle même du véhicule, sinon ne jamais sortir vous même quelqu’un d’un véhicule accidenté, au risque de la blesser plus qu’elle ne l’est déjà)

*Demandez à une personne présente d’alerter les secours ou faites-le vous-même si vous êtes seul.

*Si la plaie continue de saigner, comprimez-la encore plus fermement. 

*Poursuivez la compression sur la plaie jusqu’à l’arrivée des secours.

Si vous devez vous libérer (par exemple pour aller donner l’alerte), appliquez un tampon relais (pansement compressif) pour remplacer votre compression manuelle.

*Lavez-vous les mains après avoir effectué ces premiers secours.

(Source croix rouge)

L’inconscience

On parle d’inconscience quand une victime ne répond pas aux divers stimulus extérieurs.

Nous allons d’abord traiter d’une victime inconsciente, et qui respire: Sa poitrine se soulève régulièrement, il faut libérer les voies aériennes et la placer en position latérale de sécurité.

Pour en savoir plus:

https://www.prevention-domicile.fr/sst/prevention-et-gestes-de-secours/secourir/la-victime-est-inconsciente/la-victime-respire)

Les conseils:

* Vérifiez que la victime ne réagit pas. 

* Libérez les voies aériennes. 

* Vérifiez que la victime respire. 

* Tournez la victime sur le côté en position latérale de sécurité.

https://www.youtube.com/watch?v=Eak9JO1zO2U

* Demandez à quelqu’un d’appeler les secours ; allez chercher de l’aide si vous êtes seul. 

* Vérifiez régulièrement la respiration de la victime jusqu’à l’arrivée des secours. 

(Source croix rouge)

L’arrêt cardiaque:

Le coeur, pour différente raison, fibrille et n’assure plus l’éjection du sang dans l’organisme et dans le cerveau.


Comment reconnaître l’arrêt cardiaque ?

La victime perd connaissance, tombe, ne respire pas et ne réagit pas quand on lui parle ou quand on la stimule.

Si la victime est inconsciente et ne respire pas normalement, des compressions thoraciques et des insufflations doivent être pratiquées.

*Vérifiez que la victime ne réagit pas et ne respire pas normalement (cf: partie sur l’inconscience)

*Demandez à quelqu’un de prévenir les secours d’urgence (le 15 ou le 18) et d’apporter immédiatement un défibrillateur automatisé externe (s’il est disponible). Faites tout cela vous-même si vous êtes seul. 

*Commencez par effectuer 30 compressions thoraciques. 

*Pratiquez ensuite 2 insufflations. 

*Alternez 30 compressions thoraciques et 2 insufflations. 

*Continuez la réanimation jusqu’à ce que les secours d’urgence arrivent et poursuivent la réanimation, ou que la victime reprenne une respiration normale. 

(Source croix rouge)

Pour aller plus loin

 

La sécurité sur les voies rapides urbaines

PROTÉGER

  • Protéger le lieu de l’accident pour éviter une aggravation de celui-ci, par l’usage des feux de détresse et de tout autre moyen de signalisation.
  • Protéger les blessés pour éviter un autre choc.
  • Protéger tous les autres passagers en les faisant passer de l’autre côté des glissières de sécurité ou monter sur le talus.
  • Attention, ces opérations de protection peuvent nécessiter du matériel et des connaissances particulières : n’essayez pas de le faire si vous avez le sentiment de mettre votre vie ou votre sécurité en danger, ou si votre méconnaissance des gestes de secours aux victimes peut provoquer une aggravation de leur état.
  • En tout état de cause, sur voie rapide, ne quittez votre véhicule qu’en cas d’urgence impérieuse, ne demeurez pas sur la chaussée et passez au plus vite derrière les glissières de sécurité.
  • Utilisez systématiquement les feux de détresse de votre véhicule.

(Source: DIR Ile de France)

ALERTER

  • Alerter les services de secours par les bornes d’appel d’urgence en priorité ou avec un téléphone portable, en décrivant l’emplacement exact, le numéro du lieu (point kilométrique), le numéro de la route et la direction.
  • Et décrire l’état des blessés, leur nombre, le risque existant (véhicules, blessés sur la chaussée,…).

Et niveau équipement?

Nous avons vu les préceptes de base et les réactions a entreprendre en cas d’accident de la route. Certains éléments peuvent être une réelle plus-value si nous nous trouvons confronté a un choc routier.

Pansement compressif

L’objectif de ce type de pansements est d’arrêter ou de limiter un saignement abondant en appliquant une forte pression sur la lésion à l’aide d’un tampon (une compresse ou un linge propre) et d’un système de maintien (une bande ou une pression manuelle) sur une lésion cutanée hémorragique en comprimant le réseau sanguin sous-jacent à la plaie au niveau de la peau.
Il ne peut se réaliser que sur une plaie franche sans corps étrangers ni morceaux d’os (fracture ouverte). Contrairement au garrot qui interrompt totalement la circulation sanguine, le pansement compressif peut rester en place plusieurs heures durant, jusqu’à 24 heures lors de cathétérisme artériel par exemple.
Cette technique est maintenant préférée (en formation PSC1) à la mise en place d’un garrot ou l’utilisation d’un point de compression qui bloquent l’afflux de sang d’une artère.

Acheter un pansement compressif

GARROT

Que ce soit un CAT, un SOF, un SICH, la seule chose qui importe pour le choix de votre garrot est la présence d’un numéro d’homologation CE sur celui ci. Ne prenez pas le risque d’acheter un garrot sur wish ou d’autres sites de ce type qui ont de grandes chances de casser. Votre vie en dépend.

La pose d’un garrot médical se fait rapidement. Il est important de prendre la décision le plus vite possible car cela permettra de gagner du temps pour la personne qui souffre. Par ailleurs, l’application d’un garrot médical est nécessaire uniquement si la personne présente un cas d’hémorragie externe grave non contrôlable par une compression locale.

Vous pouvez poser le garrot médical en respectant les quelques critères ci-dessous :

  • Il devient impossible de maintenir le point de compression
  • La blessure sur le membre est trop grande
  • Objet planté dans le membre
  • Si vous devez vous occuper d’une autre victime
  • Un membre broyé, où vous ne pouvez pas appliquer de compression locale

Il est important de noter sur le front de la victime l’heure à laquelle vous avez mis en place le garrot d’urgence. Il faut être extrêmement prudent, car vous ne pouvez pas laisser une personne avec le garrot serré pendant plus 2h. Cette personne risquera surement une baisse d’afflux sanguin à travers les autres membres. Ceci provoquerait ainsi une amputation du membre de la personne. De plus, la personne peut être victime d’une mort direct au moment où le garrot sera desserré. Le fait de libérer rapidement les toxines accumulées dans le membre peut provoquer un arrêt cardiaque.

LED D’urgence

Une nouvelle technologie a été créée il y a quelques temps et permet de baliser facilement et rapidement les lieux d’un accident. Ce type de LED est resistante aux chocs, à l’eau et aux intempéries. La plupart du temps elles sont dotés d’un aimant permettant de les poser directement sur le véhicule accidenté afin d’améliorer la visibilité. LE but étant d’éviter le suraccident. On peut également les disposer sur la chaussée en amont afin de créer une déviation pour protéger encore un peu plus la zone où se déroule l’accident.

Lampe de poche

Accéssoire incontournable à avoir dans son véhicule, la lampe tactique  Que ce soit pour faire signe, de nuit aux autres automobilistes pour les faire ralentir, ou simplement pour chercher autour des lieux de l’accident des objets ou même des personnes ayant malheureusmeent été éjéctées, cet outil est un réel indispensable.

Trouver une lampe

Couverture de survie

Afin d’éviter une hypothermie, la couverture de survie permet de maintenir la température corporelle du corps. Avec un faible coût et achetable partout, nous vous conseillons d’en avoir plusieurs dans votre véhicule.

Le conseil que nous pouvons vous donner est de faire un nœud à une des extremité, de passer ce noeud sous vos vêtements et de venir derrière le passer par dessus la tête comme une capuche. Cette isolation vous protegera vraiment du froid.

Couverture de survie

Alimentation d’urgence

Sans vouloir jouer au survivaliste endurci, pensez à avoir toujours de quoi manger et boire dans votre véhicule. Deux bouteilles d’eau et quelques barres de céréales dans une boite hermétique suffisent. Sur le bord de la route, l’attente peut être longue et rester alimenté vous permettra de supporter au mieux l’attente d’une depanneuse.

 

Le gilet haute visiblilté

Nécessaire et surtout obligatoire, le fameux gilet réflechissant est à porter dès que vous sortez à l’exterieur de votre véhicule sur la chaussée. Un petit conseil est d’avoir assez de gilets pour tous les membres de votre famille présents dans le véhicule. Plus vous serez visibles, plus vous serez protégés. Pensez évidement à vous placer derrière les barrières de sécurité si vous en avez à proximité.

Gilet haute visibilité

Le marteau brise vitre

Un équipement de sécurité qui prend tout son sens. Pour éviter d’etre bloqué dans l’habitacle, un marteau brise vitre ou tout éléments permettant de briser facilement une des fenêtre de votre véhicule sera d’une grande utilité. Le verre placé sur les vitres latérales est un verre speciale qui se brise en mille morceaux si on le casse afin de diminuer le risque de blessure par coupure.

Marteau brise vitre

Stylo tactique brise vitre

Divers

D’autres petits conseils pourrons vous aider en cas d’accident, que ce soit matériel ou corporel. Avoir un coupe ceinture peut être un plus. Attention aux airbags qui ne se seraient pas déclenchés lors du choc, ces derniers peuvent tout de même s’enclencher après coup. Pensez à bien placer votre triangle de signalisation assez loin en amont pour que les autres automobilistes aient le temps de pouvoir ralentir. Si vous avez une courbe juste avant les lieux de l’accident, placez le triangle avant ce dernier (après évidemment avoir enfilé votre gilet réfléchissant). Allumez vos feux de detresse… Tout celà ayant pour but d’éviter d’aggraver le premier accident à cause d’un autre véhicule qui percuterais le votre. Débrancher la batterie de votre véhicule peut être un plus si cette action ne vous fait courir aucun danger supplémentaire.

Vous avez maintenant pas mal d’éléments qui vous permettrons de partir sereinement en vacances. N’oubliez pas que l’alcool et les stupéfiants n’auront qu’un seul effet sur votre conduite, celle qui vous menera à un accident. Prenez bien une pause toutes les deux heures et vous arriverez entiers, prets à siroter des Mojitos les pieds sur le sable chaud.

Merci à tous ceux qui nous ont aidés pour la rédaction de cet article.

 

Bonne vacances d’été et bonne route.

Thin Blue Line France